Un nouveau coup d’Etat vient d’être perpétré en Guinée-Bissau. Umaro Sissoco Embaló, jusque-là, président du pays a indiqué mercredi avoir été arrêté aux alentours de midi, alors qu’il se trouvait dans son bureau, au palais présidentiel de Bissau. Une arrestation survenue trois jours seulement après une élection présidentielle lourdement disputée et avant même la proclamation officielle des résultats, attendue ce jeudi.
Dans un message relayé par Jeune Afrique, le chef de l’État sortant affirme avoir remporté le scrutin avec 65 % des voix selon ses propres décomptes. Des chiffres non confirmés, alors que la commission électorale n’a pas encore communiqué de résultats officiels et que les deux camps en lice revendiquent la victoire.
De nombreux hauts gradés arrêtés
Outre le président, plusieurs figures clés de l’appareil sécuritaire ont été arrêtées simultanément. Il s’agit du chef d’état-major général des armées, le général Biague Na Ntan, de son adjoint, le général Mamadou Touré, et du ministre de l’Intérieur, Botché Candé.
Umaro Sissoco Embaló parle ouvertement de « coup d’État », qu’il impute au chef d’état-major de l’armée de terre. Il assure n’avoir subi aucune violence lors de son interpellation. Toutefois, selon plusieurs sources locales concordantes, des coups de feu ont été entendus à proximité du palais présidentiel et des locaux de la commission électorale nationale indépendante dans la journée.
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