Le parti Le NID a officialisé il y a quelques jours son retrait de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), dénonçant une alliance minée par l’opacité, les manœuvres partisanes et le mépris des principes démocratiques internes.
Réuni en Conseil national, le parti n’a pas mâché ses mots : la DMP, selon ses responsables, s’est transformée en machine à broyer les alliés gênants, tout en pratiquant une politique de deux poids deux mesures.
Au cœur du malaise : la suspension du NID par la DMP, décidée unilatéralement et sans notification officielle. Une démarche que le Conseil qualifie de cavalière et indigne d’une coalition qui se prétend républicaine et fondée sur le dialogue. Le NID interroge : lui reproche-t-on de ne pas avoir boycotté les sénatoriales ? De ne pas avoir présenté de candidats ? Ou, plus fondamentalement, d’avoir exercé son libre arbitre en respectant ses propres orientations votées en Conseil national dès 2008 ?
Le communiqué du parti va plus loin en dénonçant ce qu’il qualifie de “méthode trotskiste” au sein de la DMP : siphonnage des militants alliés, recrutement clandestin de cadres, propagation de rumeurs malveillantes. Pour Le NID, ce jeu malsain perpétue les mêmes logiques qui ont déjà fait imploser les précédentes coalitions de l’opposition togolaise.
À l’origine de cette fracture, selon Le NID, la volonté d’imposer un leadership verrouillé à la tête de la coordination, malgré les engagements pris en juillet dernier.
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