vendredi , 5 décembre 2025

Togo : le procès en appel du général Félix Kadangha renvoyé à février 2026

Le général Kadangha, ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises (FAT), purge depuis novembre 2023 une peine de 20 ans de réclusion criminelle dans le cadre de l’affaire Madjoulba  du nom du commandant du 1er Bataillon d’intervention rapide (1er BIR), assassiné dans son bureau dans la nuit du 3 au 4 mai 2020. Condamné pour complot contre la sûreté intérieure de l’État, complicité d’assassinat et entrave au bon fonctionnement de la justice, il a toujours clamé son innocence.

Trente (30) minutes. C’est le temps qu’il aura fallu à la Cour d’appel militaire, lundi matin, pour annoncer que le procès en appel du général Félix Kadangha ne se tiendrait pas… avant février 2026. Dans une salle d’audience tendue, le procureur général a invoqué l’«indisponibilité de certains intervenants essentiels au dossier » pour justifier ce report. La date de reprise a été fixée au 16 février 2026.

Ses avocats avaient fait appel, dénonçant un procès entaché de vices de procédure, de pressions politiques et d’un manque criant de preuves tangibles. Depuis, la défense attendait avec impatience cette audience en appel, espérant obtenir la révision du verdict ou, à tout le moins, la libération provisoire de leur client.

Mais lundi, aucune plaidoirie n’a eu lieu. Aucun témoin n’a été entendu. Seul un silence administratif a résonné dans le prétoire : celui des absences non expliquées, qu’il s’agisse de magistrats, d’experts ou de représentants du parquet militaire.

Pour les avocats du général Félix Kadangha, ce report est perçu comme un prolongement injuste de sa détention.

L’affaire Madjoulba, l’un des crimes les plus retentissants de l’histoire militaire togolaise récente, reste enveloppée de zones d’ombre. A ce jour, le véritable assassin n’est pas clairement identifié. L’enquête initiale avait mis en lumière des tensions internes au sein de l’armée, des rivalités de pouvoir et des dysfonctionnements institutionnels profonds. Quelques hauts gradés ont été traduits devant la tribunal militaire. Parmi eux, le général Félix Kadangha, chef d’Etat-major général des FAT lors des faits, a écopé la peine la plus lourde.

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